Histoire et patrimoine

Yport, un village de caractère

 

Il est des endroits qui marquent les esprits, Yport en fait partie ! "Comme la lumière attire les papillons, la Normandie appelle les artistes. L'éclat de ses champs, la variété de ses sites et surtout la sauvage beauté de son rivage en font un des coins des plus riches de France en documents artistiques. Yport est à ce point de vue particulièrement privilégiée..." écrivait Guy de Lourcade dans le "Journal de Fécamp" en date du 5 septembre 1909.

Encore aujourd'hui, Yport, ce petit village de pêcheurs, aujourd'hui cité balnéaire, est l'un des endroits de la Côte d'Albâtre où peintres, écrivains, photographes, sculpteurs ou musiciens aiment à poser leurs valises.

La lumière qui frappe les hautes falaises de craie inspire les artistes du chevalet. Mais Yport, c'est aussi une longue histoirte de pêche en mer, au temps des caïques, partant plusieurs jours tacquiner le hareng et autres friandises de la mer.

 

Des maisons authentiques et de caractères

 

L'église Saint-Martin, une histoire de clocher

 
L'église Saint Martin

Chaque commune a une histoire. Celle d'Yport commence en partie lors de l'an 1842. Plus précisément le 18 avril, date à laquelle ce petit village de pêcheurs, riche de 1.600 âmes, a obtenu son indépendance de Criquebeuf-en-Caux, "ville mère" où vivait à peine 300 personnes.

La section d'Yport devenait commune  par ordonnance royale de Louis Philippe devant produire son effet à partir du 1er janvier 1843. Une "délivrance" pour ce peuple de marins qui avait bataillé durant des années pour obtenir cette fameuse indépendance.

Les Yportais, au caractère bien forgé, ont eux mêmes bâti leur église, et ce grâce à la suggestion d'un voyageur allemand, Jacob Venedey, donnant pour exemple la construction d'une église par les habitants de Maison-Rouge, près de Paris.

Rappelons que l'édification d'une église trottait dans la tête des Yportais depuis 1792. L'idée de Vendey fit alors chemin et un terrain de 43 ares et 43 centiares allait être acheté en deux fois (14 février 1838 et 10 février 1840) par neuf propriétaires d'Yport.

Dès la fin de l'année 1838, grâce à tous les Yportais, les pêcheurs qui allèrent ramasser sous les falaises cailloux et moellons, par bateau chercher le bois de construction à Fécamp, les maçons et charpentiers qui donnèrent leurs journées, les fermiers et mareyeurs pour le prêt de chevaux et voitures, les femmes et enfants transformés en porteurs d'eau ou faisant le mortier, l'église et le presbytère étaient presque achevés.

En à peine cinq mois, l'édifice long de 40 mètres de long et 10 mètres de large était bâti.

L'église Saint Martin trônait enfin au coeur du village.

 
La caïque

La caïque "Vierge de Lourdes"

 

"Vierge de Lourdes" fait partie d'une série de quatre caïques construites par les Chantiers Jouen Fiquet de Fécamp. La première a été mise à l'eau en 1947, il s'agit du "Vive Jésus" (F1051), puis il y aura en 1948 le "Dieu protégez-nous", puis en 1949 la "Notre Dame de Bonsecours", aujourd'hui emprisonnée au Musée des Terre-Neuvas à Fécamp, et la "Vierge de Lourdes", la dernière à encore naviguer sur la Grand bleue.

Quatre embarcations, propriété de la famille Ebran, "Vierge de Lourdes" étant aux mains d'Eugène.

Lancée le 16 avril 1949, elle recevra trois jours plus tard le numéro F1089, armée à la pêche sous le numéro 28 et francisée un mois plus tard. Jusqu'en 1970, "Vierge de Lourdes" ira chasser le poisson avant d'être vendue à un particulier qui l'armera à la plaisance. Aujourd'hui, c'est grâce à l'association du même nom, "Caïque Vierges de Lourdes" présidée par Luc Prouveur, qu'elle continue à venir de temps à autres retrouver son ancien port d'attache : YPORT !

 
Maison Mauresque

 

La maison mauresque

 

Probablement ramenée de l'exposition universelle de 1878.

Personne ne peut certifier que Guy de Maupassant y habita, mais l'écrivain Jean Lorrain l'a bien utilisée pour l'intrigue de son 2ème roman dont le titre est "Villa Mauresque"

 

 

 

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